Hayao Miyazaki, cinéaste engagé

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Force est de constater que l’art et la culture japonaise se distinguent par leur richesse. Force est de constater aussi qu’au Melting Potes, on aime la culture japonaise. On en a même fait une rubrique spécifique. Logique. Julien va même plus loin en ce moment : il a tellement de temps libre qu’il prend des cours de Japonais. C’est plutôt rigolo.
On aime bien se prendre pour des petits malins à vous parler d’ukiyo-e et de wabi-sabi, mais personne ne nous a fait remarquer qu’on avait oublié de parler de la base, du symbole même de la culture nippone en Occident : Hayao Miyazaki. Aujourd’hui, on répare nos oublis.

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Le monsieur de droite. © Nippon Sensei

Parce qu’il faut bien commencer par introduire

Introduction de l’introduction


Les amateurs d’animés japonais le savent, Hayao Miyazaki est sorti de sa retraite. Encore. C’est juste la troisième fois qu’il nous fait le coup, mais on ne va pas s’en plaindre. Car ce monsieur fait partie de ceux qui sont absolument incapables d’arrêter de travailler. Le genre de personnes que je ne comprendrais décidément jamais.
Il y a donc beaucoup de choses à dire sur Miyazaki, et la facilité me murmurait de balancer un bon vieux récapitulatif de sa carrière bien chargée.

Alors oui, les pseudos fins de carrières sont de bons prétextes pour faire des rétrospectives. Mais les rétrospectives, c’est chiant, et on peut la trouver sur Wikipédia. On peut faire mieux que ça quand même.
Mais avant d’aller plus loin, la moindre des politesses serait de présenter le phénomène un peu plus en détails. Parce que ma maman, ben elle m’a dit qu’être poli, c’est important.

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Un phénomène je vous dis. © bsavenir

Hayao Miyazaki, cinéaste de génie

Hayao est né il y a longtemps, au Japon. Jusque là, ça va. Son papa était directeur d’une entreprise dans l’aéronautique, et sa maman était atteinte de la tuberculose. Retenez, c’est important ça. Malgré son diplôme en économie industrielle, Hayao choisit de suivre sa passion depuis l’enfance, et faire du dessin.

La suite de l’histoire est faite de succès, certes, mais aussi beaucoup d’échecs. Car sa reconnaissance aux yeux du grand public, Miyazaki a dû attendre 1989 et la sortie de sa cinquième réalisation Kiki, La Petite Sorcière pour l’obtenir. Il avait alors 48 ans et depuis, toutes ses créations ont été couvertes de succès.

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Avec en point d’orgue le Lion d’Or reçu en 2005 à la Mostra de Venise. © La Croix

Les novices connaitront au minimum Princesse Mononoke ou Le Voyage de Chihiro, tandis que les grands amateurs pourront citer la filmographie entière jusqu’au petit dernier, Le Vent Se Lève.
Le succès des créations de Miyazaki fût même post-sortie. Des films comme Mon Voisin Totoro ou Le Château Dans Le Ciel, dont la réalisation est antérieure à 89, sont aujourd’hui des références au pays du Soleil-Levant.

Au Japon, l’animation dispose d’une grande place dans le coeur des cinéphiles, si bien que Princesse Mononoke, sorti en 1997, fût un moment le plus gros succès au box-office du pays. Certes, c’était avant de se faire détrôner par Titanic, cette bouse en boîte. Fort heureusement, la place a été récupérée en 2001 par Le Voyage De Chihiro. Dieu merci. 

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Mais si, rappelez vous, le Titanic.

Naturellement, le succès des films du Studio Ghibli au Japon n’est pas dû à une forme de chauvinisme, cet art dans lequel la France est passée maitre. C’est plutôt que l’art de Miyazaki est tout à fait complet. Les animés sont d’une qualité exceptionnelle pour l’époque de leur réalisation, les références et les inspirations y sont nombreuses, les hommages se fondent dans les intrigues et les illustrations de la société nippone ne sont jamais loin.
C’est pour la richesse de son oeuvre et l’engagement dont il a fait preuve qu’Hayao Miyazaki peut aujourd’hui être considéré comme un cinéaste de génie.

Les 5 grands combats d’Hayao Miyazaki

Je me rappelle que je regardais ces animés avec beaucoup de plaisir étant petit. Pour l’écriture de cet article, j’ai dû les visionner à nouveau (un travail terriblement dur), et la maturité acquise depuis mes 10 ans me permet de déceler les messages implicites.
Les films de Miyazaki ne seraient pas devenus des références sans la double lecture que l’on peut leur attribuer. C’est le rôle de l’animation me direz-vous, et d’autres le font. Oui, les épisodes des Simpson ont une double lecture, mais c’est d’autant plus salasse, et d’une portée bien moins grande que les créations de Miyazaki.

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Engagés et visiblement devins chez les Simpson. Mais ne vous en faites pas, dans la série, c’est Lisa qui lui succède ! #hope

Parce que finalement, l’animation est une forme d’expression pour le réalisateur. C’est un moyen pour lui de rendre hommage, de moraliser, mais aussi de s’engager. Hayao Miyazaki est un homme de lutte, qui met en lumière ce qui ne fonctionne pas dans la société nippone, et qui rappelle à qui veut bien l’entendre ce qu’il a tendance à oublier.

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© Le Kinorama

Ainsi, les oeuvres de Miyazaki présentent les 5 grands combats de l’homme qu’il est, 5 messages qui prennent une portée internationale grâce à l’animation. Celle-ci met en image des combats toujours plus d’actualité et relatifs aux maux de l’Homme, aux dérives de la société, mais aussi des messages plus personnels, comme pour se recentrer sur l’essentiel.

Alors, parce que c’est drôlement plus intéressant que de raconter la vie d’un vieux Japonais certainement un peu borné, on va essayer d’approfondir un peu ses grands combats. Et finalement, on comprendra peut être un peu mieux le personnage, et la trace qu’il va laisser dans le cinéma d’animation.

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© empmuseum

La nature et sa protection

L’un des thèmes récurrent dans les oeuvres de Miyazaki et certainement le combat le plus évident à mettre en lumière fait référence à la nature. Hayao n’a pas attendu que Fabius tape sur sa table avec son petit marteau d’artisanat français, et la fin de la COP 21, pour constater que la protection de l’environnement était un sujet plus qu’actuel.

Il faut dire que la quasi-totalité de ses réalisations met en avant une nature belle et maternelle. Non, vous ne verrez jamais une espèce de pelouse jaunasse dégueulasse dans les dessins de Miyazaki, mais au contraire une herbe d’un vert si vif que l’on a envie de s’y rouler dedans. La nature est même représentée de manière très spirituelle, toujours animée d’êtres fantastiques et représentative d’un monde dont l’origine est bien lointaine.

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L’endroit idéal pour une petite sieste.

Princesse Mononoke est certainement le symbole de ce combat pour la protection de la nature, et de l’engagement de l’auteur pour la planète. Cette thématique compose l’essence même de ce film : la nature compose à la fois l’intrigue, les péripéties et la morale. Et l’Homme se retrouve dans le rôle de l’élément perturbateur.

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Un classique.

Le combat des loups et des cochons contre le village symbolise sans ambiguïté une volonté de préserver l’environnement face à un développement industriel outrancier. Ce dernier induit un déséquilibre lourd de conséquence puisque la malédiction qui frappe le héros, Ashitaka, est due à la folie d’un animal causée par une balle de fusil encore logée dans sa chair. À noter que, jusqu’à preuve du contraire, les animaux n’ont pas de fusils.

La princesse Mononoke se positionne en protectrice de l’environnement, symbolisé par le dieu de la forêt et garant d’un équilibre fragile. Malgré sa tête de cerf tchernobylisé, il représente cette force pacifiste bien plus grande que nous, capable de fertiliser la moindre terre mais également de déchainer sa colère.

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À la fois majestueux et… radioactif. © Anime Kun

Le Japon est particulièrement concerné par ces enjeux environnementaux, car très exposé aux caprices du dieu de la forêt. La menace sismique est omniprésente au pays du Soleil-Levant, celle-ci pouvant entrainer au passage un petit tsunami, OKLM. Et si ça ne suffisait pas, l’archipel possède une centaine de volcan et se voit être sous la menace des typhons de juillet à octobre. Donc la préservation de l’environnement et le changement de comportement n’est pas franchement un choix au Japon, et les nippons comprennent qu’ils ne doivent pas lutter contre cette nature, mais bien s’adapter à elle.

Miyazaki fait d’ailleurs référence à de nombreuses catastrophes ayant touchés son pays. Dans Le Vent Se Lève, le réalisateur met en image le séisme de magnitude 7,9 qui toucha les plaines de Kanto en 1923, ou encore les inondations de Nagoya, alors que la Japon traversait déjà une époque difficile.

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L’histoire en image.

Parce qu’il y a toujours un contre-exemple, je tiens à noter qu’il semblerait que certains personnages créés par Miyazaki ne se sentent pas vraiment concernés par la préservation de l’écosystème. En visionnant Porco Rosso, vous remarquerez que celui-ci passe environ 1h30 à jeter ses putain de mégots directement dans l’eau. Ne cherchez plus le coupable de l’encrassement de la mer Méditerranée.

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« T’inquiètes mec, c’est des mégots biodégradables ! »

La maladie et l’aspect éphémère de la vie

Au delà d’avoir été un véritable sujet sociétal au milieu du XXe siècle, la maladie est un problème familial chez les Miyazaki. En effet, la maman d’Hayao avait contracté la tuberculose et fût alitée pendant quelques années.

De cette expérience, Hayao en a tiré l’inspiration pour Mon Voisin Totoro. Le film conte l’histoire d’une famille Japonaise partie s’installer à la campagne pour se rapprocher de la maison de repos de la mère de famille, atteinte de… la tuberculose, comme par hasard.

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C’est ce qui s’appelle un hommage.

La légende dit qu’avant de devenir l’emblème du Studio Ghibli, ce gros nounours de Totoro était un shinigami, une sorte de représentation de la mort personnifiée. Sa rencontre avec Satsuki et Mei, les deux filles de la famille, serait en vérité prémonitoire du décès de leur mère.

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Ah, il est tout de suite moins mignon là.

Mais le réalisateur n’est cependant pas du genre à se morfondre sur le destin pas facile-facile de ses proches, la preuve dans la touche de philosophie qu’il apporte dans ses messages.

Le Vent Se Lève est la dernière création de l’artiste. L’histoire est celle d’un ingénieur en aéronautique qui tombe amoureux d’une jeune fille. Celle-ci accepte de l’épouser, mais l’informe qu’elle souffre de la tuberculose, comme si on l’avait pas deviné. Sauf que ce film conte l’histoire d’une vie pleine de poésie malgré un décor qui ne s’y prête pas.

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C’est la vie ! © kanpai

Ainsi, le récit met en valeur non pas le côté irréversible du dénouement, mais bien la beauté éphémère de chaque moment. Cette philosophie est d’ailleurs guidée au fil du long métrage par Paul Valery et son poème Le Cimetière Marin.

Le vent se lève, il faut tenter de vivre.

Le féminisme et la reconnaissance des femmes

Finalement, les références à la maladie et cet aspect éphémère de la vie sont une forme d’hommage de la part de Miyazaki à la femme de sa vie : sa mère. Elle est le fondement d’un engagement plus profond du cinéaste pour la reconnaissance de la valeur des femmes, celles qui font un homme.

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Mais c’est qu’il est gêné par tant de compliments le monsieur ! Via Tumblr

Les aventures décrites dans ses animations sont très souvent portées par des héroïnes, des femmes fortes et émancipées. C’est sûr, Hayao n’est pas un FEMEN. Son féministe se distingue par la mise en valeur des femmes et de leur courage dans ses dessins.

Inexistants sont les films sans héroïnes, peu nombreux sont ceux où elles partagent l’affiche avec un héros testiculé. Nausicaä, Sheeta, Satsuki, Kiki, Fio, Dame Eboshi, San, Sophie et tant d’autres ont toutes pour point commun d’être des femmes libres, indépendantes, fortes, et valeureuses. En un mot, modernes.

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Elles sont partout !

C’est aussi l’occasion de faire taire les macho encore retissants à l’idée de voir un jeune femme prendre son envol. Porco Rosso est le stéréotype du parfait idiot persuadé que confier son avion à une femme entrainera sa perte. Mais c’est avec douceur et travail que Fio lui prouve sa valeur, et bien plus encore.
Enfin, dans un registre différent, on peut clairement remarquer l’évolution de Chihiro entre ses caprices de début de voyage et sa détermination à la fin de celui-ci. À noter que si tu n’as pas vu le film, il est normal que tu ne comprennes rien à ma phrase.

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Déter la meuf.

La stupidité humaine

C’est vraiment le sentiment que j’ai eu en regardant pour la énième fois les animés de Miyazaki : l’Homme, avec un grand H pour n’exclure personne, est un connard. Un gros connard même, égoïste, égocentrique et sans scrupules.
L’avidité et le vice sont systématiquement les causes de l’intrigue et des péripéties, tandis que les héros tentent de refléter la part de lumière de notre espèce.

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Tchin.

Pour poursuivre sur Le Voyage De Chihiro, le parc à thème abandonné dans lequel la famille se perd délibérément fait écho aux années 90, période de fort développement pour le Japon. Perdue, Chihiro se retrouve obligée de travailler pour la sorcière Yubaba pour survivre. Oui mais voilà, « Yubaba » était le surnom donné aux tenancières des bordels, et la jeune fille se retrouve donc contrainte de s’occuper de visiteurs avides et peu recommandables. Un CDI visiblement enthousiasmant.

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La patronne rêvée.

De plus, les autres servants à la merci de la sorcière sont obnubilés par les pépites d’or qu’un homme sans visage venu se détendre est capable de créer. Encore une illustration de l’Homme intéressé, bouffé par ses désirs pécuniaires. Finalement, ce sont eux qui se font bouffer par le monstre.

C’est d’ailleurs la compagnie de ces Hommes que fuit Fujimoto dans Ponyo Sur La Falaise, lui qui prend peur lorsque sa fille Ponyo ne peut s’empêcher de se rapprocher d’un humain.

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Regardez moi tous ces lécheurs. © Kanpai

Pour sa part, c’est une armée aux services des fascistes que fuit Marco, alias Porco Rosso. Lui qui a déserté l’armée de l’air italienne choisit de travailler pour son compte, tel « un artisan comme un autre » comme il est décrit dans le film. Mais cet artisanat, c’est celui des chasseurs de prime.
Un univers aussi peu recommandable tant l’objectif reste pécuniaire et les méthodes violentes. Ce sont les femmes, encore elles, qui rendent son humanité à Marco, lui qui est devenu cochon par on ne sait quel phénomène. Et visiblement, que le héros fût transformé en cochon, le monde s’en fout royalement.

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À regarder pour connaitre le fin mot de l’histoire. Avec la voix de Jean Reno !

Enfin, le film Princesse Mononoke aborde un autre aspect bien sombre de la personnalité de l’Homme, avec son désir de pouvoir et de conquête. Certes, Dame Eboshi est une femme forte et téméraire, mais son but est de conquérir la forêt pour étendre son industrie, aux dépens bien entendu de l’équilibre de la nature. Une quête de pouvoir et d’expansion dangereuse qui débouche sur la guerre.

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Elle cherche un peu la baston quand même…

Le fléau de la guerre

Au delà d’être un simple décor, la guerre est en effet un sujet fort abordé par Miyazaki, au même titre que la thématique de la nature. Les deux sont parfois liées, comme dans Princesse Mononoke donc, mais aussi dans Nausicaä Et La Vallée Du Vent.

Le Château Ambulant illustre le côté stupide de ces guerres. Hauru, le magicien résident dans le fameux château, est enrôlé par la royauté pour combattre auprès de leurs troupes, ce qui a pour conséquence une lente et douloureuse perte des pouvoirs de ce dernier. Derrière la porte de la maison ambulante qui ouvre sur le champ de bataille, qui prend des airs d’enfer, le magicien se trouve contraint d’affronter de jeunes recrues dotées tout comme lui de pouvoirs, qui se détruisent également à petit feu pour une lutte stérile.

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À regarder, naturellement.

Mais l’oeuvre la plus engagée sur ce thème est certainement la dernière de Miyazaki : Le Vent Se Lève. Cette histoire se base sur la vie de l’ingénieur Jirō Horikoshi, mais n’en est pas moins un hommage au père de l’artiste, directeur d’une entreprise de pièces aéronautiques. La ressemblance entre les avions dessinés dans le film et le modèle Zero pour lequel son père fabriquait des pièces est d’ailleurs troublante.

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Un peu quand même non ?

Il est compréhensible qu’Hayao en ait voulu à son père de s’enrichir grâce à la guerre, d’autant qu’il était malheureux à l’époque que les travaux de ces ingénieurs soient détournés à des fins militaires. Certes, la seconde guerre mondiale a probablement accéléré l’invention de l’ordinateur, mais l’imagination de ces hommes n’a malheureusement pas participé à un noble combat.

Ce film est aussi l’histoire de Giovanni Caproni, l’ingénieur de génie que Jirō rencontre dans ses rêves. Cet homme a réellement existé, et fut accusé de collaboration avec l’armée allemande nazi à cause de ses aptitudes à l’aéronautique.

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La petite moustache qui fait la dif’.

La guerre est l’un des ingrédients régulièrement utilisé par Miyazaki, et son engagement pacifiste est crédibilisé par l’épanouissement de son pays, pourtant dépourvu d’armée à vocation offensive.

Parce qu’il faut bien finir par conclure

Hayao Miyazaki est finalement plus qu’un cinéaste de génie. C’est un homme engagé qui a choisi le dessin et l’animation pour mettre le monde devant ses questions sociétales essentielles. Ses combats sont restés les mêmes durant sa carrière, et son point de vue ne semble pas avoir beaucoup évolué depuis ses débuts. Signe d’une maturité précoce ou d’un entêtement de vieillard, sa parole fût implicitement écoutée par de nombreux Japonais, et visiblement par de nombreux occidentaux, puisque nous sommes en train d’en parler aujourd’hui.

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© Le Figaro

Loin d’être un révolutionnaire, il reste un homme attaché à ses valeurs et à sa philosophie. De manière globale et malgré ses combats malheureusement encore très actuels, son oeuvre ne reflète pas un monde en perdition. Au contraire, la vie et l’espoir sont toujours placés en excipit de ses réalisations.

Finalement, on n’en finira pas de découvrir les films de Miyazaki. Chaque visionnage ouvre une nouvelle perspective, met en lumière ou explicite un message. C’est un peu la magie de l’animation, mais aussi l’héritage d’Hayao Miyazaki.

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Un univers riche et des films liés. © Hiteck

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