Le Post-Rock, un pays aux frontières ouvertes

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Vendredi, minuit passé. Je démarre cet article Pop/Rock la boule au ventre. Est-ce parce que je suis fatigué, que je ne dors pas assez (la vie d’étudiant, quelle affaire !), que mon voisin m’a fait profiter de son amour pour Jul et Gradur toute la journée, que j’ai mangé trop de quinoa au curry pour le repas du soir (oui je fais attention), que je culpabilise de ne pas être parti rejoindre mes potes pour boire des coups ? La réponse est non.
Après une fine analyse de la situation, je me rends compte que ce stress est juste positif. Je viens de choisir le sujet de mon prochain article et autant vous dire que j’aime tellement ce dont je vais vous parler que je « m’attends au tournant ». On va parler d’un style de musique particulier qui est arrivé aux oreilles de la majeure partie d’entre nous sans qu’on s’en rende compte. Intime, confidentiel, énigmatique et sujet au débat ; à la fois méconnu et grand public sous certains angles, le Post-Rock sera le propos du jour. N’ayez pas peur, ça va bien se passer.

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Jean troué, ok. Vans, ok. Maintenant on monte le son de l’ampli et on appuie sur la pédale !

Un “avant” et “après” rock?

Bon, commençons par expliquer les choses simplement. Le « Post-Rock », c’est un terme inventé dans les années 90 par le critique musical Simon Reynolds, plus précisément en 94/95 dans le magazine de musique britannique avant-gardiste The Wire.

HS : je vous invite à regarder la série du même nom, « Sur écoute » dans sa traduction française, une tuerie ! #spoil.

Les précurseurs

Ce joli mot qu’utilise Simon se retrouve maintes fois au sein d’un article dans lequel il réalise un état des lieux de la « musique actuelle » de l’époque, en décortiquant les différents courants et les apports/emprunts de chacun. Il y réalise également de petites prospectives sur l’évolution à venir de sa musique à lui qu’il adore tant, le rock.

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Extrait d’une couv’ de l’époque, avec à la Une Tortoise, un groupe de Post-rock évidemment. ©www.cdandlp.com

À cette époque, la tendance n’est pas du tout au revival comme on peut le voir aujourd’hui avec en tête les années 60 à 80 comme sources d’inspiration. La création prend une impulsion grâce à des groupes qui explorent les frontières du rock. On pourrait remonter aux années 70 et au courant dit « Krautrock »  qui a contribué à l’émergence du Post-Rock, mais si on commence comme ça on va se perdre. Cet article a pour but d’amener à la découverte d’un style de musique parfois complexe et peu accessible, je vais donc m’efforcer d’aller à l’essentiel.

Lorsqu’on pense « influences » et « précurseurs », des groupes tels que Public Image Ltd ou Slint sortent de la bouche des connaisseurs. En revanche, les avant-gardistes de Sonic Youth reviennent beaucoup moins dans les discours et je trouve cela dommage. Certes, sur le papier rien à voir. C’est dans la démarche qu’un rapprochement peut être fait. Leur principe est de déstructurer le rock et la mélodie pop en y ajoutant des dissonances, des sons gras et distordus, ou tout simplement en désaccordant leurs guitares.

À l’époque, l’opinion publique se partage entre ceux qui y voient le génie d’une expérimentation contemporaine et les autres, qui considèrent cela comme une vaste fumisterie. Je vous laisse écouter et vous forger votre propre avis.  

La musique Sonic Youth, c’est une profusion de sonorités rock actuelles. Je les considère réellement comme les initiateurs d’une nouvelle forme d’expérimentation. Tellement ‘ricain, tellement cool. 

Les caractéristiques

Le Post-Rock ne prendra finalement pas cette direction. Mais ce qu’il faut comprendre c’est que ce genre se distingue des autres selon 3 points :

  • Les rythmes : la batterie kwa. les rythmes sont souvent atypiques, saccadés et très progressifs.
  • Les mélodies : la succession de sons successifs qui créent un “air”. Là encore une particularité, puisqu’il y en a généralement beaucoup plus que dans les musiques actuelles plus “traditionnelles”.
  • Les progressions harmoniques : l’arrangement des accords dans le morceau. Parfois, on ne comprend pas trop ce qu’il se passe. Des dissonances et des accords peu communs peuvent s’inviter pour apporter la petite touche finale.

Ces 3 points construisent les bases d’un ensemble expérimental peu familier au rock traditionnel. Dit comme ça, c’est un peu flou mais avec des exemples ce sera parfait ! J’ai oublié de vous prévenir, mais les morceaux sont souvent longs et trèèèèès gradués.

Le lien suivant est une musique de Daturah. Ce groupe allemand ne fait pas forcément partie des précurseurs (2005), mais illustre parfaitement les caractéristiques dont je parlais juste au dessus. Vu que le morceau fait plus d’un quart d’heure, on va dire que vous n’êtes pas obligés de l’écouter en entier, mais vous ratez quelque chose. 

Vraiment top, mais il faut prendre le temps. Un soir d’automne, au coin du feu par exemple…

À l’image de l’extrait précédent, la majorité des groupes créent de la musique purement instrumentale. J’ai bien dit « majorité ». Il y a parfois des voix, des bandes sons et des bruitages, mais le principe même du Post-Rock est de faire chanter les instruments. Ainsi, lorsqu’il y a du chant, il est souvent « sous-mixé », c’est à dire relégué à l’arrière plan. Il peut également être noyé dans tout un tas d’effets comme la réverbération par exemple. Une fois qu’on a compris ce principe, on s’étonne un peu moins du rendu sonore et des structures déstructurées de certains morceaux.

“Myrkur”, extrait du premier album de Sigur Ros (Von 1997). Ils chantent en islandais les “myrkur” (ténèbres en français) de leur île natale. À titre indicatif, cet album s’est écoulé à 313 exemplaires l’année de sa sortie… avant de devenir disque de platine en 2005. 

Je vois venir notre expert Nagui avec sa culture musicale Taratatatienne me dire, à juste titre, que l’extrait précédent n’est pas tout à fait du Post-Rock mais qu’il est plutôt à tendance Shoegaze ou Dream-pop (M’vouyez ?). Ah… On me dit dans l’oreillette que le lecteur est perdu ! Je vous l’accorde, c’est pas simple de s’y retrouver dans l’ensemble de ces sous-genres musicaux. Le truc c’est que ces noms d’oiseaux existent. Ils témoignent d’une vraie richesse dans l’histoire du rock. Richesse qui se poursuivra (on l’espère) dans les décennies à venir. Maintenant que vous êtes perdu, on éclaircit tout ça avec une liste (non exhaustive) des genres musicaux qui gravitent autour du Post-Rock.

Les différents styles

  • L’Ambiant : Un musique peu rythmée, qui met l’accent sur l’atmosphère et l’ambiance sonore.
  • Le Post-Punk : L’héritage du punk en moins bourrin. Plus expérimental avec des synthétiseurs et des groupes phares de l’époque comme Joy Division ou The Cure dans leurs débuts.
  • L’Expérimentale : Porte bien son nom et utilise des moyens et techniques de productions sonores qui sortent des conventions.
  • Le Shoegaze : Des grands timides qui matent (« gazing at ») leur pompes (« shoes ») sur scène. Le grunge ayant occupé l’espace médiatique dans les années 90, ce style musical caractérisé par des guitares bruitistes et des chants noyés de réverb’ reste encore méconnu à ce jour.
  • Le Jazz, Free Jazz.
  • Post-Metal et Post-Hardcore : Les similarités avec le Post-Rock sont évidentes. Néanmoins on retrouve un son plus dur, grave et des guitares souvent plus agressives. La puissance sonore de ce style favorise les nuances, l’utilisation des crescendos est donc récurrente.
  • Le Math-Rock : Probablement mon préféré. On superpose, croise, décale, coupe, (#coupédecalé), ce qui laisse souvent la place à l’expression de très bons batteurs.

Note de Hans : Dixit un batteur de formation. Ah bravo, on essaie de se mettre en avant, c’est beau dis moi.

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Merci Valentin ! Voici le “pedal-board” d’un ami guitariste assez représentatif des effets sonores Post-Rock. Reverb, delay, drive, fuzz, octaver… Des jolis noms et des câbles partout ! ©valentinpicard

Vous l’aurez compris, il est difficile de définir ce courant musical. Sujet à controverse, les avis divergent. La difficulté est que tout est question de ressenti. Je pourrais personnellement qualifier une musique ou un groupe comme Post-Rock, mais n’importe qui d’autre pourrait dire le contraire, ou rattacher ce même son à un style de musique différent. 

Le Post-Rock est un peu comme une nébuleuse, dont les poussières se diffusent à travers différents genres et groupes musicaux. Il y a ceux qui la structurent depuis sa création, d’autres qui se laissent emporter temporairement, d’autres qui rejoignent le mouvement de manière définitive et enfin ceux qui restent en périphérie et ne font qu’effleurer l’objet céleste.
Plus qu’un genre musical, c’est un concept, une représentation subjective, un courant de pensée, un lifestyle, une vision du monde qui nous entoure, un « tout » !  

Le monde entier est un Post-Rock, il est im-po-ssi-ble-de-s’a-ssoir-oir-oir-oir ! (Je vais trop loin la ?)

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Tides From Nebula (PL) Live at “Le Molotov”, Marseille ©baptistebalay

La musique Post-Rock

Passons à la découverte. Maintenant que le terme est à peu près défini, je vais vous partager la représentation que je me fais du Post-Rock. Aucune vérité dans ce discours donc. Même si certains groupes ne seront pas sujets à controverse, mes choix pourront être discutés. L’idée est d’obtenir une esquisse du genre, donner envie aux néophytes de poursuivre les recherches et pourquoi pas d’enrichir la discothèque des plus initiés. Utopiste n’est-ce pas ? Cette partie est divisée en deux “vague” Post-Rock . Let’s surf !

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Je suis sur qu’Anette Funicello dansait déjà sur du Post-Rock à l’époque… ©associatedpress (1965) sur www.huffingtonpost.com

Vague 1, les têtes d’affiches

Le Post-Rock et le grand public ça fait deux. En pratique, Il est difficile de jouer dans les grands festivals ou de passer en radio avec des morceaux instrumentaux de 10 minutes. Mais le formatage des majors de l’industrie musicale et médiatique n’a cependant pas empêché quelques formations de se faire une place au soleil. On est loin des usines à fric gaz U2, Muse et ACDC mais ça ramène du monde, je vous l’assure.

Mogwai – San Pedro (2011 ; Hardcore will never die, but you will)

“San Pedro”, morceau énigmatique tout comme son clip qui est génial. Le Post-rock c’est aussi une esthétique souvent véhiculée par des ambiances ternes, brumeuses et mélancoliques. L’atmosphère urbaine de ce clip colle parfaitement avec le morceau. 

Mais si vous les connaissez, ils ont fait la B.O du documentaire « Zidane, un portrait du 21ème siècle »  et celle de la série « Les Revenants » !  Mogwai est de loin le meilleur groupe écossais devant Simple Minds et Franz Ferdinand (ce qui n’enlève rien à leur talent). Formé en 1995 à Glasgow City, ces gars là ont tellement personnifié le post-rock qu’on pourrait dire « aller voir un concert de Mogwai » à la place d’ « aller voir un concert de post rock ». Ce titre de pape a tendance à les agacer et ils s’adonnent au brouillage de piste depuis quelques années.

Ce sont les maîtres de la variation. Ils savent amener le changement sur des détails et peuvent faire monter la pression d’un cran sur une simple note de guitare, un break de batterie ou l’arrivée d’une basse. Vu en concert, ce groupe n’est à ne rater sous aucun prétexte mais n’oubliez pas vos boules Quies, comme je l’ai fait. Résultat : 2 semaines d’acouphènes au compteur…

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La version DVD pour Noël, tentant non ?

 

Explosion in the Sky – Your Hand in Mine  (2003 ; The Earth Is Not A Dead Place)

En concurrence pour la médaille du meilleur nom de groupe de l’histoire, les américains dExplosion In The Sky constituent une autre référence. 17 ans de carrière derrière eux et 6 albums qui ont permis au groupe de s’ancrer dans le paysage Post-Rock actuel. L’extrait « Your Hand Is Mine » est un des titres les plus représentatifs de leur univers, et au passage probablement le plus connu.

La mélodie guitare est le fil rouge de leur musique. Elle est souvent appuyée d’une batterie percutante qui n’est pas sans rappeler les chansons de marche (rythmes militaires). Vus en concert également, ils associent les couleurs aux atmosphères des différents morceaux, ce qui offre un show aussi bien visuel que musical. Un concert d’EITS, ce n’est pas seulement une exécution musicale live, c’est une symphonie où tout est rigoureusement lié.

Note de Hans : Un style de batterie un peu similaire à celui du groupe français The Dø dans leur morceau Keep Your Lips Sealed. Plus pop-électro bien sûr !

Caspian – Echo and Abyss (2015 ; Dust and Disquiet)

Je parlais un peu plus haut du Post-Métal et Post-Hardcore, en voici un bon exemple. Je vous présente Caspian. Ce morceau sort quelque peu des atmosphères proposées habituellement par le groupe, mais il est très intéressant.

D’abord, les 3 guitaristes live (je n’imagine pas le nombre de pistes guitares en studio) nous offrent un son d’une lourdeur sans égal ou presque. Et puis, oui c’est bourrin, oui ça joue fort, oui le batteur fait pas rire avec sa mèche à la Inglorious Basterd et oui il y a des tatouages partout.
Ici, c’est peut être le moment ou vous prenez peur et vous dites que le Melting Potes part en couille, qu’on est des gros métalleux etc… C’est sûr, “Echo and Abbys” est aux antipodes de Chance The Rapper ou Mac Miller par exemple, et c’est à peine si on l’entend crier « Bubble Gum ! » du fin fond de l’abîme creusé par Caspian. Mais souvenez vous de l’article de Julien sur l’importance de l’éclectisme.  Je vous invite donc à écouter au moins une fois, vous n’en sortirez que plus instruit !

Hormis le côté légèrement survivor de la chanson, les références restent riches et multiples. Le chant tire sur le gothique des années 80, la batterie prend au Stoner, et les guitares à ce qu’on appelle le Noise (style de musique assez bruyant , vous l’aurez compris). Tout ce boucan construit cette douce ballade autour d’une mélodie, et il est finalement possible de résumer la situation en un seul et unique commentaire Youtube. Pourquoi je m’embête alors ?

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Right !

Vague 2, l’underground de l’underground

Ma partie préférée. Des soirées passées sur Youtube, Spotify, Pitchfork et d’autres à dénicher de nouveaux groupes. Ces heures d’écoutes (durant lesquelles j’ai pris quelques claques par des groupes inconnus) m’ont appris que la notoriété ne fait pas tout. Dans cette partie, on verra qu’au delà des noms à rallonge qu’ils donnent à leur groupe et de leur style vestimentaire lambda, les musiciens Post-Rock sont de vrais artistes qui se creusent la tête pour proposer de nouvelles choses. Parfois cela se joue sur des détails, mais ça fait la différence.

Maserati – Closer Than You Know How (2003 ; Confines of Heat)

Pas facile de se distinguer médiatiquement lorsque l’on porte le nom d’une des marques de bagnoles de luxe les plus connues au monde. Maserati est un super groupe composé de musiciens originaires de formations diverses.
Quatuor reformé après le décès de leur batteur Jerry Fuchs (ancien membre des LCD Soundsystem), ils font partie de la scène Post-Rock ultra prolifique des années 2000/2010 d’Atlanta. Voici un extrait de leur premier EP qu’il ont partagé avec The Mercury Program. (Produire un CD à deux, ça coûte forcément moins cher). 
Je vous conseille d’écouter ce titre OKLM, et de préférence avec un casque.

De l’amour, de la mélancolie, de l’espoir, et de la tristesse. Et voilà la puissance instrumentale du Post-Rock ! L’absence de paroles facilite l’imagination et la créativité. Il est donc facile de s’approprier cette chanson et d’y associer un imaginaire particulier. 

Totorro – Chevalier Bultoe (2014 ; Home Alone)

Et nos français dans tout ça ? Il y a Totorro bien sûr ! Encore un nom loufoque qui n’a rien à voir avec l’oeuvre de Miyazaki à part peut être le coté « mignon » de leur musique. Ce jeune groupe rennais flirte avec le Math-Rock. Faire des maths avec la musique ? C’est un peu l’idée.

Au placard le combo couplet/refrain, place à la fraicheur harmonique et aux complexités rythmiques. Même sans être musicien, on se rend compte immédiatement du niveau technique de ces gaillards qui proposent un son à la fois terriblement brut mais qui respire l’insouciance. Chevalier Bultoe est plus qu’agréable à l’écoute, son côté pop lumineux donnerait presque envie de danser tiens !

And So I Watch You From Afar – Run Home (2015 ; Heirs)

S’il y a un groupe Irlandais qui sort du lot, c’est bien ASIWFA (vous m’excuserez mais à force, ça devient chiant à écrire comme nom). Ces gars ont réussi l’impossible : introduire une structure et une mélodie pop sur un Post-Rock distordu. J’ai choisi l’extrait précédant, Run Home, à cause de son crescendo qui arrive vers la 2ème minute d’écoute (j’espère que vous tiendrez jusque là quand même). Il témoigne d’une maitrise de la nuance que peu de groupes égalent, du moins en studio.

Il faut savoir qu’en Irlande il y deux journées cool : La Saint Patrick et le jour de sortie d’un album d’ASIWFA. Heirs est sorti l’année dernière, et je me suis même fait livrer un package CD+T-Shirt+Affiche pour fêter ça. Une vraie groupie !

L’instant “j’ouvre mon petit coeur”

Ça y est, je considère avoir ouvert mon « petit coup de coeur » tout au long de cet article. Pour l’occasion donc, cette partie demeure écourtée et quelque peu restructurée. Devant l’impossibilité de choisir un morceau préféré, je me suis résigné à partager une playlist. Celle ci dévoile 10 coups de coeurs, 10 groupes que j’ai pu découvrir durant ces dix dernières années d’écoute. Du neuf, de l’ancien, du connu, moins connu, vous serez incollables sur le Post-Rock après ça.

Il est temps de conclure (enfin !)

Les groupes présentés constituent une liste non exhaustive du Post-Rock actuel. J’insiste, mais ils sont la représentation d’une vision qui m’est propre. En musique, il y a le concept de justesse, qui détermine l’exécution d’une note ou d’un accord, mais les interprétations peuvent être diverses du côté du musicien, comme de l’auditeur. Il n’y a pas une vérité ou une bonne vision en musique. Chacun est libre de se l’approprier et d’y associer des émotions et un imaginaire unique. Je pense que le Post-Rock ouvre le champ des possibles sur l’interprétation, notamment dans son côté instrumental. Des liens pourraient d’ailleurs être fait avec la musique classique !

Bref, peut être aurez vous lâché la lecture de ce papier virtuel dès les premières lignes ou à la moitié, le jugeant ennuyeux, trop technique ou spécifié. Peut être l’aurez vous lu avec attention de A à Z et appris tout plein de choses (je préfère cette version). En attendant, ma boule au ventre est partie, je peux donc vous laisser.

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Parce que cette photo est top et qu’elle vient du “This is Not A Love Song Festival” qui a eu lieu à Nîmes en Juin dernier, avec entre autres Explosion In The Sky en tête d’affiche. © Marie Meletopoulos

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La photo d’en-tête n’est autre que la pochette de l’album “Hardcore will never die, But you will”  de Mogwai ©rollingstone.com

2 commentaires

  1. Hey salut !

    J’ai lu votre article, étant fan de post rock depuis plusieurs années et étant joueur de post rock je me suis très vite reconnu dans l’article !
    J’ai quelques questions cependant, en quoi le jazz/free jazz a à voir avec le post rock ?

    Pour le mix post rock/post hardcore vous auriez dû prendre comme exemple Moving Moutains (très post rock avec de temps en temps un beau scream) ou Underoath (gros synthé planant, mélodie noyé sous la reverb et le delay) et du scream du chant clair…. ou encore La Dispute.

    Et dans les groupes précurseurs, pourquoi n’avez vous pas du tout parlé de Godspeed you! black emperor et god is an astronaut ? Et dans le genre shoegaze ne pas parler de My Bloody Valentine ? Juste pour juger des différences entre shoegaze et leur wall of noise et le post rock avec leur swell de guitare. Et des groupes très orienté electro comme Boards Of Canada qui sont aussi comme des précurseurs.

    Ce n’est pas pour critiquer hein, justement c’est pour gonfler un peu l’article.

    Le post rock c’est un genre tellement vaste, le but étant de faire parler les instruments avant tout, on peut y trouver des techniques retrouvé autant dans le metal que dans l’électro en passant par le stoner, le punk etc.

    Bien amicalement.

    PS : Gros UP pour 65daysofstatic 😉

    1. Salut Cyprien,

      Génial, un pratiquant !! As-tu un groupe ? Si tel est le cas je me ferais une joie d’écouter :-). Tes remarques et questions sont tout à fait pertinentes, aussi permets-moi de t’expliquer le “pourquoi du comment” de mes choix.
      Quand je parle de parle de jazz/free jazz, je fais un rapprochement avec avec le côté progressif et la dimension parfois (et souvent) expérimentale de la musique post rock. Par exemple, je trouve qu’on peut faire un rapproche entre ces différents styles à travers la musique de Tortoise; notamment dans l’approche, les structures et les instruments utilisés tels que le vibraphone, les cuivres ou encore des guitares aux sons typés “jazz” à la Pat Metheny ou autre.

      Entièrement d’accord pour Moving Mountains et Boards Of Canada, un peu moins en ce qui concerne Underoath et La Dispute (que je découvre en t’écrivant, merci!) que je trouves plutôt concentré “post hardcore” et peu poreux pour le post rock.

      Pour les groupes précurseurs, tu imagines ma peine… difficile de faire exhaustif à moins de sortir un article en 4 parties. Comme tu le dis si bien, le post rock est genre extrêmement vaste et diversifié et j’avais un top 10 dans la tête avant de choisir mes précurseurs dont Godspeed you! black emperor et God Is An Astronaut faisaient partie… j’ai donc fait un choix un peu arbitraire par affinité.

      My Bloody Valentine évidemment incontournable en shoegaze, il est vrai que l’exemple est dès plus parlants, je vais songer à l’intégrer dans l’article.

      Faire du blogging et être blogger, c’est offrir un contenu personnel et savoir se nourrir des critiques, remarques et feedback pour faire évoluer ses papiers en temps réel. C’est pour cette raison que je te dit un grand MERCI pour ton commentaire et ton analyse ! Au plaisir de te lire ou d’écouter ton groupe ;-).

      Baptiste

      PS : Au moment où je t’écris j’écoute l’album “Somewhere at the Bottom of the River” de La Dispute. Il me fait penser à Daïtro, un groupe Français peu connu qui a splitté il y quelque années. Si tu ne connais pas déjà, ça pourrait t’intéresser ! Leur album ici

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