Le conflit Israélo-Palestinien – Comprendre Clique

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Un peu de sérieux aujourd’hui, nouvel article pour se cultiver un peu. Et pour ce faire, j’invoque mes invités de marque. Un pilier d’internet, et un artiste. J’ai nommé Mouloud Achour et Ernest Pignon-Ernest. Enfin, je parle plutôt de la vidéo publiée par Clique, titrée « Clique x Ernest Pignon-Ernest – Part.1 : Résister ». J’ai adoré cette interview qui m’a fait découvrir cet artiste au travail engagé, esthétique et intelligent. Sauf que j’ai remarqué quelque chose dans les interviews de Mouloud Achour, c’est qu’elles sont très riches en références. Elles sortent du cadre banal de ce qu’on retrouve quasi partout ailleurs, et parlent de sujets plus complexes que ce qu’on a l’habitude de voir. C’est génial, ça donne des interviews exceptionnelles. Mais quelques fois on n’a pas la culture nécessaire pour tout piger. Voici donc la mission de cet article, piger un truc essentiel dont ils parlent : le conflit Israélo-Palestinien.

Avant toute chose, je vous laisse la regarder la vidéo :

Déjà, découvrons Ernest Pignon-Ernest

Commençons par le commencement, et découvrons-en un peu plus sur cet artiste. Première chose, Ernest Pignon-Ernest n’est pas son vrai nom. Mais presque. Enfin, c’est un pseudonyme, qu’on pourrait qualifier de « miroir-miroir ». Car son vrai nom est Ernest Pignon. Voilà. Et il est né le 8 novembre 1942 à Nice.

Son truc à lui c’est de coller des images éphémères sur les murs des grandes villes, chose qu’il fait depuis 1966. Il est d’ailleurs l’un des initiateurs de l’art urbain en France. Il est réputé pour avoir un art engagé, qui revendique ses opinions. Il se distinguera en traitant de pleins de sujets sensibles, dont notamment le sida, l’apartheid (il a été très actif dans la campagne « Artistes du monde » contre l’apartheid) ou l’avortement. C’est en effet en se rendant à Johannesburg pour créer un projet à propos de la multiculturalité de l’Afrique du Sud qu’il découvre les conséquences de la pandémie de sida. Il décide alors de changer de thème, et accouche d’une image faisant un parallèle entre la lutte contre le sida et celle contre l’apartheid. Image qu’il colla sur les murs de Durban et Soweto.

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Ses affiches à Durban et Soweto. Crédits : pignon-ernest.com

C’est le principe de son œuvre. Il ne pouvait pas traiter de multiculturalité de l’Afrique du Sud alors que le pays était en pleine pleines convulsions à cause du sida. Ses dessins doivent se marier avec le lieu dans lequel il les affiche, en s’appuyant sur son histoire. Vous aurez remarqué que pour être encore plus réalistes ses dessins sont à l’échelle 1, comme s’ils étaient vivants, et respiraient en même temps que la ville respire. Une sorte de personnification de son interprétation du lieu.

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Ses affiches sur l’avortement. Crédits : pignon-ernest.com

C’est quoi cette polémique dont ils parlent ?

Sauf que, à force de faire des œuvres engagées, on finit par gêner quelqu’un. Et Ernest Pignon-Ernest a eu la bonne idée de gêner Israël, en faisant passer son message. Voici le contexte : Le 27 janvier 2016, Reporters Sans Frontières organise la vente de 36 couvertures de Libération, réinterprétées par des artistes. Bien. Pas le truc le plus fou fou du monde. Et parmi ces 36 couvertures, une est un détournement de la Une du 12 novembre 2004 de Libération, qui parle de la mort de Yasser Arafat. Et comme vous êtes pas cons, vous vous imaginez bien que c’est cette couverture qui a été détournée par Ernest Pignon-Ernest, et qui a quelque peu couillé.

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L’œuvre en question, à droite. Photo trouvé sur Télérama.

Car en effet, Ernest Pignon-Ernest a dessiné légèrement (oui, vraiment légèrement)  Marouane Barghouti, et a écrit « En 1980, quand j’ai dessiné Mandela, on m’a dit que c’était un terroriste. ». D’accord. Et donc, où est le problème messieurs ? Le problème c’est qu’Israël considère ce mec comme un terroriste, et qu’il ne peut en aucun cas être comparé au prix Nobel de la paix de 1993. Faut dire que ce mec est en prison à perpétuité à Israël depuis 2004 parce qu’il a décidé de défendre son peuple. Le raccourci est vite fait, quand on connait l’histoire de Mandela. Mais bordel, très peu de personnes ne savent qui est cet homme, et encore moins sont capables de le reconnaitre sur le croquis d’Ernest Pignon-Ernest. Alors très mauvais coup de communication les gars de l’ambassade d’Israël. Grâce à vous, on va en savoir un peu plus sur cet homme.

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Je ne suis pas sûr que l’ambassade de Hans me recommande de supprimer cette photo par exemple.

Qui est Marouane Barghouti ?

Pour tout résumer, cet homme est presque l’ennemi public numéro 1 d’Israël. Voila, point. Partie suivante s’il vous plait.

Non quand même, je vais essayer de pousser un peu plus le truc. Donc Marouane (ou Marwan) Barghouthi est un politique connu pour son engagement pour son peuple, les palestiniens. Il est né en 1959 à Ramallah, capitale de l’Autorité Palestinienne. Le climat n’est pas particulièrement serein, car en 1948 Israël vient d’être fondé, et de nombreux musulmans fuient leurs territoires qui appartiennent maintenant à Israël pour se retrouver à Ramallah et dans les environs. Car à cette époque comme aujourd’hui c’était pas forcément l’entente cordiale qui régnait. Mais j’y reviendrai.

marouanne berghouthi
Il est considéré comme un héro. Crédits : leaders.com

Dans ce terreau idéal pour son épanouissement personnel, il s’engagea très tôt en politique, puisque dès l’âge de 15 ans il intègrait le Fatah, un des partis de libération de la Palestine, fondé notamment par Yasser Arafat… Ça commence à prendre sens, vous suivez ? Engagement politique qui lui vaudra sa première arrestation par Israël pour son « appartenance à une organisation terroriste ».

Puis arriva 1987, et la première coupe du monde de rugby. Je me souviens, j’existais pas, mais j’étais dégouté que la France ait perdu en finale contre les All Blacks. Ils étaient trop forts. Mais c’est pas vraiment de ça que je veux parler. Eh oui, vous m’avez vu venir, 1987 est la date de la première Intifada, ou « guerres des cailloux ». La guerre des boutons c’est pas celle-là. Le problème pour Marouane Barghouti, c’est qu’il faisait partie de ceux qui ont amené le peuple Palestinien à se soulever contre Israël dans cette première Intifada. Le problème plus grave c’est qu’ils n’ont pas réussi à obtenir gain de cause. Donc Marouane, hop hop hop, exilé de force en Jordanie !

marouane barghouthi peintures
Il est tellement adulé qu’on trouve beaucoup de fresques le représentant.

A la faveur des accords d’Oslo en 1994 qui tentèrent d’instaurer la paix dans ce conflit, Marouane Barghouthi revint au pays, et fut élu au Conseil Législatif de Palestine deux ans plus tard. Sauf que rebelote, en 2000, deuxième Intifada. Et Barghouthi est encore impliqué. C’en est trop pour Israël qui décida de se débarrasser de lui en 2001. Raté, le missile (oui vous avez bien lu, c’est la manière forte) qui le visait s’est trompé de voiture, et a atteint la voiture de son garde du corps, et pas la sienne.

Alors Israël le captura en 2001, l’inculpa pour 26 meurtres, et pas mal d’autres trucs. Il aurait avoué avoir commandité l’assassinat d’un civil israélien. Évidemment il nia tout ça, et déclara s’être fait interrogé pendant 4 mois et privé de sommeil. C’était pas le Club Med. Au final il fut condamné en 2004 à perpétuité pour cinq meurtres. Ce qui équivaut à cinq peines de réclusion à perpétuité et 40 ans d’emprisonnement pour tentative de meurtre. A ce qu’il parait l’homme qui vivra 1000 ans est déjà né. Si la situation ne change pas pour lui, il ne lui reste plus qu’à espérer que ce sera lui !

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Ou alors une autre solution serait de se transformer en arbre.

Donc tu nous expliques un peu plus le conflit en lui-même ?

A vos ordres ! C’est vrai que c’est un bordel sans nom, et une sacrée impasse. Donc il est bon d’avoir des notions de l’histoire du conflit Israélo-Palestinien.

Une situation initiale pas idéale

Tout tourne autour de Jérusalem en fait. Comme tout un chacun le sait, le judaïsme est la première religion monothéiste apparue dans l’histoire, et s’est développé en Palestine. Vous vous souvenez forcément de Moïse qui guide le peuple hébreu qui vivait en Égypte vers la terre promise, à Jérusalem. Les premières couillonades débutèrent en 70 après J.-C. quand des juifs de Palestine se révoltèrent contre la domination romaine. Ça ne plut pas au général Titus, qui en profita pour saccager Jérusalem et détruire le second Temple, dont il reste aujourd’hui le célèbre mur des Lamentations. Il signa là le début de la diaspora. C’est malin. Titus la ‘tite couille oui.

mur des lamentations
Des juifs se recueillant devant le mur des lamentations.

Sauf que Jérusalem est aussi une ville sainte pour les deux autres principales religions monothéistes. En effet le Saint-Sépulcre des chrétiens (tombeau du Christ) se trouve à Jérusalem. Et Jérusalem est la troisième ville sainte musulmane après la Mecque et Médine. Que les emmerdes commencent ! Depuis sa conquête par les Arabes en 637 à 1918, Jérusalem était dominée par des puissances musulmanes. A part durant la période entre 1099 (première croisade) et 1187 (défaite face à Saladin), où Jérusalem a été la propriété des chrétiens. D’ailleurs, alors que Jérusalem avait été conquise par l’Empire ottoman, les communautés juives et chrétiennes vivaient en harmonie avec la puissance musulmane, à condition de payer leur impôt. Honnête.

Le projet sioniste et la Première Guerre Mondiale

Puis une chose en amenant une autre, les théories sionistes commencèrent à voir le jour au XIXème siècle alors que l’antisémitisme commençait à monter en Europe. On peut penser par exemple aux pogroms russes, qui pillaient et massacraient les juifs entre 1881 et 1921. Le nom « sionisme » vient de théoriciens tels que Theodor Herzl (le principe des 3 consonnes consécutives est et restera toujours un coup de génie), qui affirmaient que les juifs doivent se rassembler vers « Sion », c’est-à-dire Jérusalem et la Palestine. Leur idée est que l’antisémitisme est inéluctable (on appelle ça souvent des prophéties auto-réalisatrices), et qu’il faut que le peuple juif possède sa propre terre s’il veut survivre.

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Il parait qu’il a triché au bac en cachant son livre d’histoire dans sa barbe.

Puis arriva la Première Guerre Mondiale. Vous vous souvenez probablement que la Première Guerre Mondiale opposait la Triple Entente (France, Empire britannique, Empire russe) à la Triple Alliance (Empire allemand, Empire austro-hongrois, Empire ottoman). J’espère aussi que vous vous souvenez que c’est nous et nos moustachus qui l’avons gagnée cette guerre. Et donc mécaniquement, l’Empire ottoman s’est fait démanteler. Il a bien fallu hériter de la Palestine. Qui s’est retrouvée sous mandat de l’Empire britannique.

Le mandat britannique et la Deuxième Guerre Mondiale

Et là ce fut le grand bordel. A cause de l’immigration massive des juifs en Palestine les populations arabes n’étaient pas très enchantées. Tellement que de nombreuses manifestations et émeutes anti-juifs éclatèrent en Palestine. Entre 1920 et 1946 c’était toujours le même schéma qui se répétait. Des émeutes anti-juifs éclataient, des juifs étaient assassinés, l’Empire britannique ouvrait une enquête et publiait des Livres blancs. Cékoissa ? Ben c’était une sorte de texte ouvert à tous qui visait à rassurer les populations arabes en limitant l’immigration juive. En gros l’Empire britannique délivrait moins de visas. Et cette situation est arrivée à trois reprises. Ces Livres blancs étaient le moyen pour le pouvoir britannique de rassurer les arabes, pour ensuite trouver une solution de division du territoire en une région juive et une région musulmane.

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Un aperçu confidentiel du livre blanc.

Manque de bol, les Livres blancs ne faisaient qu’augmenter le sentiment d’antisémitisme, et les propositions de partage étaient à chaque fois rejetées. Le pompon sur la Garonne, la cerise sur le gâteau, la tocarde sur la licorne, c’est quand le Royaume-Uni a publié le troisième et dernier Livre blanc juste avant la Deuxième Guerre Mondiale, pour s’assurer du soutien et du pétrole des états arabes. Et malgré ça les populations juives s’allièrent à l’Angleterre pour combattre l’ennemi nazi. Sauf qu’on connait les résultats de la Deuxième Guerre Mondiale pour les juifs. Malgré la Shoah, le Royaume-Uni refusait de prendre le risque de se priver du pétrole des pays arabes en se les mettant à dos. Donc le Livre blanc restait en vigueur et les juifs étaient contraints de migrer en Palestine clandestinement, à hauteur de 70000 clandestins.

antisemitisme
Oui, il valait mieux se barrer de là quand on était juif. Je ne comprends pas le Wisigoth, mais je sens bien que ça sent pas bon…

La création d’Israël

Tout ça pour qu’en 1946 le Royaume-Uni, face à cette impasse décide d’abandonner ses espoirs de trouver une solution. L’Organisation des Nations Unies reprit alors le dossier et vota en novembre 1947 le plan de partage de la Palestine, malgré l’opposition des pays arabes. Technique nommée “passage en force”, ou “Ta gueule je suis un bourrin”. La Palestine fut alors divisée en trois parties : l’une juive, l’autre arabe, et Jérusalem restant international. Sauf que les dirigeants arabes refusèrent le plan et affirmèrent vouloir utiliser les armes. Ils ne furent pas écoutés. En 1948 l’état d’Israël proclame son indépendance et est immédiatement attaqué. On ne s’y attendait pas. Quelle surprise. Je suis bouché bée.

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La proclamation de l’état d’Israël en 1948 par David Ben Gurion.

Ainsi la Syrie, l’Irak, la Transjordanie et l’Égypte attaquèrent Israël. Sauf qu’ils ne s’attendaient pas à faire face à une telle puissance et s’avouèrent vaincus en 1949. Boum. Si bien qu’Israël put s’offrir le luxe de repousser ses frontières. Les arabes de Palestine se retrouvèrent coupés en deux, entre la Cisjordanie et la bande de Gaza. Pour couronner le tout, la Palestine disparut totalement quand la Cisjordanie fut annexée en 1950 par la Transjordanie (qui devient alors la Jordanie), et que Gaza fut contrôlée par l’Égypte. Et les arabes vivant sur les territoires d’Israël se firent chasser. On peut dire que la Palestine l’a sentie passer sur le coup. J’ai l’image de l’article de Hans sur Chance The Rapper qui me vient en tête.

Les Intifadas

Si vous vous souvenez bien, la première Intifada est survenue en 1987. Donc ça fait un sacré gouffre chronologique entre cette partie et la précédente. Mais même si le conflit Isréalo-Palestinien était un peu en veille entre ces deux périodes, il s’est passé quelques petits trucs. Des broutilles. Ainsi en 1967, alors que Nasser, le chef d’Etat égyptien avait lancé un regard de travers à l’état d’Israël, ben Israël lança une guerre préventive. Nommée la guerre des Six jours. Et contrairement à la guerre de 100 ans, elle a respecté son nom, puisqu’elle a tenu 6 jours. Israël conquit alors de nouveaux territoires dont la bande de Gaza. Sauf que l’ONU n’était pas chaud chaud, et demanda à Israël de se barrer de là. Les gars n’étaient pas d’accord. Alors en 1973, pendant le ramadan et pendant la fête juive du Kippour (d’où le nom : « la guerre du Kippour »), l’Egypte et la Syrie attaquèrent Israël. Israël se fit bousculer mais reprit le dessus. Au final des accords israélo-arabes virent le jour, et surtout ça prouvait qu’Israël n’était pas surpuissant.

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Une colonne blindée égyptienne détruite pendant la guerre de Kippour. Crédits : Reuters

Alors qu’Israël continuait de coloniser les territoires de la Cisjordanie, et fit de Jérusalem sa capitale, la colère grondait dans le peuple palestinien. C’est ainsi que débuta en 1987 la première intifada. Cette révolte des civils palestiniens appuyée par le Hamas (« Mouvement de résistance islamique » qui vise militaires et civils israéliens) contre les Israéliens montra au monde une certaine opposition de style. Alors que l’armée Israélienne était armée jusqu’aux dents, les civils palestiniens n’avaient rien d’autre que des pierres. D’où le nom de la guerre des pierres. La communauté internationale et le peuple d’Israël furent choqués par ce déséquilibre, et en 1992, la résolution 242 fut votée. Eh oui, vous êtes bien avancés. En gros cette résolution publiée en 1967 par le conseil de sécurité de l’ONU priait Israël d’arrêter leurs conneries en retirant les forces armées des territoires occupés au cours de la guerre de Six jours, et en laissant en paix tous leurs voisins.

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David contre Goliath, spécialité lancés de pierres.

Sauf que ça ne redonna aucune légitimité à la lutte Palestinienne, qui avait eu espoir quand l’Autorité Palestinienne avait été créée en 1993. Puis après ça a déconné à nouveau avec la deuxième Intifada en 2000. Elle fut déclenchée quand un politique Israélien visita l’esplanade des mosquées à Jérusalem. Le peuple palestinien prit ça comme une provocation. Les émeutes démarrèrent, et des attentats furent commis.

Un conflit sans fin

Depuis la seconde Intifada c’est pas la joie. Israël décide de répondre systématiquement par les forces armées aux agressions des palestiniens. Israël est même allé jusqu’à décider de construire un mur pour protéger son territoire. Et généralement les murs c’est pas bon signe pour la paix internationale. Enfin, pour couronner le tout, le Hamas est arrivé en 2006 à la tête de l’Autorité Palestinienne après la mort dans des conditions douteuses de Yasser Arafat en 2004 et la baisse de popularité du Fatah (qui est le parti modéré, alors que le Hamas est le bon parti de bourrins).

Depuis on assiste à des provocations de la part des deux camps notamment dans la bande de Gaza. Au final, on se rend compte que c’est un conflit particulièrement complexe qui ne se résoudra pas si on laisse les choses aller comme elles vont aujourd’hui. Et c’est pas prêt de changer, quand on voit la situation engendrée par un simple croquis d’Ernest Pignon-Ernest. Mais cette polémique aura eu le mérite de mettre en lumière le combat de Marouane Barghouti pendant sa courte fenêtre de médiatisation. Merci donc Ernest Pignon-Ernest, et merci Clique, on en sait maintenant un peu plus.

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